17.6 - La mise en place d'un nouvel ordre
A la lecture des articles qui ont précédé, on comprend que les idées nouvelles qui se traduisirent dans l'action politique à l'échelon national à la fin du XIXe siècle, n'avaient pas encore envahi les esprits à Marciac.
Tout au contraire ! La bastide de Marciac semble épargnée par la remise en cause de l'ordre établi par le Concordat. La dernière décennie du siècle est même exemplaire et extrêment dynamique tant au plan public que cultuel (voir entre autres les articles 104 105)
Cela s'explique par la personnalité du maire de l'époque, Louis Carrère (1882-1900), fils du docteur Antoine Carrère qui , lui aussi, marqua beaucoup son siècle par son humanisme. Un héritage transmis de père en fils, une fidélité et constance dans leurs convictions chrétiennes, qui se traduisirent, dans la vie publique de Marciac, par des réalisations importantes impulsées par Louis Carrère qui fut maire pendant 18 ans.
A son actif, après la longue hésitation des municipalités successives...(enfin!)
- l'école publique de garçons ;
Un certain avant-gardisme avec...
- un souci environnemental pour la bastide de Marciac et les séries de plantations d'arbes qui vont donner à la ville son aspect d'aujourd'hui, à l'exception de la place qui perdit ses arbres un siècle plus tard ;
- un souci sociétal : l'implantation de deux lavoirs, la restauration des arènes, l'installation d'une bascule sur la place de Marciac et l'éclairage public de cette dernière .
A côté de toutes ces actions "civiles", la municipalité joua son rôle au côté de la fabrique :
- pour aménager, restaurer, sécuriser les édifices religieux de Marciac et
- contribuer au bon fonctionnement de l'école libre des soeurs de Nevers(constructions, aménagements requis pour la mission...) conformément à l'engagement pris en acceptant la donation du couvent des Augustins.
Marciac n'allait pas tarder à être rattrapé par les idées nouvelles qui s'imposèrent par la loi.
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