J' ai découvert le Jazz avec Night Train, un de ses disques les plus fameux enregistré chez Verve avec son inséparable Ray Brown à la basse (Ed Thigpen batt). Un cadeau de mon ami Maurice qui l'avait déniché en ces temps bénis, dans un PX de l' US Army à Berlin (merci Maurice). C'était en 63. Je suis resté fidèle depuis. Ce qui étonnait le plus, lorsqu'on le voyait sur scène (3 fois à Marciac, une fois à Strasbourg) c'était l'incroyable finesse de ses mains, dont les doigts comme des plumes recourbées, effleuraient en les survolant, les clavier de ses Steinway. Difficile de les raccorder à son imposante stature. Et pourtant...Frappé en 93 par une congestion cérébrale, il avait perdu partiellement la dexérité sinon l'usage de sa main gauche, qu'il parvenait néanmoins à compenser grâce à son exceptionnelle virtuosité.
Dimanche soir, je ne sais trop pourquoi, j'ai eu envie d'écouter un disque d' Oscar Peterson, que j'avais un peu abandonné. Trop écouté peut-être, à moins que son swing classique mais si élaboré, ne se soit un peu démodé avec le temps. Je n'ai appris qu'hier soir son décès à peu près au même moment...
Je recommande son Freedom Song enregistré en live au Japon en 83 avec NHOP, Joe Pass et Martin Drew. Avec en particulier Nigerian Marketplace et son interprétation de Round Midnight. Sans oublier le sublimissime Nightchild.



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